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Prendre vite des décisions, les valeurs écologiques comme alliées

Rien de tel pour nous empêcher de dormir la nuit qu’une décision en suspens. C’est une charge mentale qui peut vite nous plomber… et ça peut durer longtemps. Et en tant que parent, en tant que citoyen, en tant qu’humain, nous n’arrêtons pas d’y être confrontés ! Et si la meilleure façon de se libérer l’esprit était d’essayer de se décider plus vite ? Voici quelques pistes qui pourraient vous aider.

Décider selon ses valeurs, une boussole efficace

Au restaurant, pendant que mes collègues scannent la carte, j’ai vite repéré les quelques plats végétariens et mon choix est rapide.

Dans un supermarché, plutôt que de comparer 50 produits similaires, je ne regarde que le bio.

Si je veux acheter un objet, je le cherche d’occasion (valeur), pas loin de chez moi (simplicité), à prix raisonnable et il ne me reste plus que quelques bonnes options. Si par hasard rien ne me reste, j’élargis un peu ma recherche géographiquement (un peu moins de simplicité), ou je regarde en livraison (un peu moins bien niveau valeur mais super niveau simplicité) ou je vais en braderie ou magasin bio.

Quand j’ai voulu chercher un travail, j’ai appliqué la même méthode. Je me suis demandé quelles entreprises autour de moi sont alignées avec mes valeurs, m’intéressent et sont susceptibles de m’embaucher. Et pour mon premier emploi, ça a très bien marché ! Moins par la suite quand j’ai augmenté le nombre de contraintes, beaucoup de décisions restent un compromis…

Choisir rapidement grace a ses valeurs

Inclure ses valeurs dans ses décisions est un filtre puissant et un vrai accélérateur de décision au quotidien. Cela permet sur le long terme de se sentir bien et de ne pas avoir de regrets. On peut bien sûr choisir de ne pas toujours les suivre (sans s’en vouloir 😉 ) surtout si on considère que les conséquences ne sont que peu ou pas importantes dans ce cas !

Même si elles accélèrent et orientent beaucoup la prise de décision, elles peuvent aussi la compliquer. Pas toujours facile de savoir ce qui est le mieux, cela nécessite parfois des recherches plus approfondies. Et bien sûr cela ne suffit pas. Voici quelques filtres supplémentaires pour vous aider à décider plus rapidement.


Les étapes de décision

Premier filtre : le besoin

Vous hésitez à acheter quelque chose ? Le premier filtre, surtout dans une démarche écologique, est le besoin. Souvent si le besoin n’est pas urgent, on diffère la décision juste parce qu’on n’a pas vraiment le temps de s’en occuper. Dans ce cas, mettez-vous un rappel dans un mois par exemple et n’y pensez plus, vous verrez si dans un mois vous en avez encore envie ou si vous êtes passé à autre chose.

Deuxième filtre : le temps

Le temps est toujours ce qui manque le plus aux parents surbookés que nous sommes ! Pas facile de s’en dégager pour une tâche qui demande de la réflexion. Pourtant si le besoin est réellement là, il vaut mieux ne pas trop différer au risque d’alourdir votre charge mentale et votre charge de travail longtemps.

Courir après le temps, dur de prendre des décisions!

Votre lave-vaisselle est cassé ? Il faut soit le réparer vous-même, soit faire venir un réparateur, soit en acheter un autre.

Le temps vous manque, mais vous en perdez aussi tous les jours à faire la vaisselle à la main ! Mettez-vous une deadline « si je n’ai pas réussi à avancer sur le réparer moi-même cette semaine tant pis, j’appelle un réparateur ! ».

Privilégiez la simplicité pour vous !

Troisième filtre : La clarté

Le manque de clarté est un des freins principaux au passage à l’action. Soit on ne sait pas comment faire, ou aller, comment se renseigner… et rien que d’y penser est une grande charge mentale. Vous pouvez facilement « diagnostiquer » un manque de clarté quand en pensant à la tâche qui vous occupe vous sentez un sentiment de stress ou d’angoisse, ou que vous ne savez pas par où commencer.

Dans ce cas, si possible, essayez de diviser le problème en plusieurs sous-tâches plus simples. La première sous-tâche pouvant être de vous renseigner, sur internet ou dans un magasin, même si vous n’avez pas l’intention d’acheter vous pouvez demander conseil pour y voir plus clair. Posez un pas, même tout petit, pour aller vers votre objectif !

Des fois vous pouvez définir que vous avez besoin d’une formation ou de quelqu’un pour vous aider à franchir une étape. N’hésitez pas aussi à vous tourner vers votre entourage et à déléguer.

Se faire aider pour aller plus vite!

Quatrième filtre : Est-ce réversible ?

Si la décision sur laquelle vous hésitez est facilement réversible, foncez ! Et il y a souvent plus de choses réversibles que ce qu’on imagine, les travaux ont des périodes d’essais, les achats ont des clauses de remboursement… certes ce n’est pas toujours facile mais évaluez bien votre prise de risque. Est-ce un risque important par rapport au problème qui vous embête ?

Attention au biais de confirmation ! Une fois une décision prise, c’est particulièrement difficile de revenir dessus. Mais si vous sentez que vous avez fait une erreur dans une décision importante pour vous, revenir dessus le plus tôt sera le mieux. Attendre que ça se tasse, que le problème devienne moins embêtant sera uniquement vous habituer à vivre avec pour une durée probablement longue !

Cinquième filtre : Est-ce critique ?

Une décision assez peu impactante et rapide, n’hésitez pas à la prendre vite et seul ! Une décision importante et non réversible demande forcément plus de temps. Prenez-le dans ce cas, consultez les personnes impliquées et renseignez-vous bien. Évaluer le risque objectivement.

Serait-ce une perte d’argent, une perte de temps, un mauvais moment à passer ? Réfléchissez aussi à ce que vous perdrez dans le pire des cas et si au final ça n’irait pas quand même. Une fois que vous vous sentirez aligné et que la décision correspond à vos valeurs, à vos projets de vie et aux risques que vous êtes prêt à prendre, allez-y !

Décider en groupe ou décider seul ?

À vous de choisir, tout dépend de l’importance de la décision et de qui la décision impacte et de vos choix familiaux. C’est important de bien communiquer pour que personne ne se sente mis à l’écart. N’hésitez pas à demander à votre conjoint.e si ça lui va si vous décidez seul pour les vêtements des enfants, la location des vacances ou le contenu des repas. Le plus efficace: celui qui fait qui décide !

Attention aux enfants, même si certaines décisions les concernent, c’est difficile pour eux de faire des choix éclairés et pas toujours judicieux de leur demander de choisir. Le mieux est de demander leur opinion sans que ce soit dans le cadre d’un choix, à l’adulte de faire la part des choses pour trancher. Laisser les s’exercer à faire des choix sur des sujets sans grandes conséquences ou aucunes des différentes options n’est vraiment mauvais !

Chercher un bon choix et pas le meilleur choix

Nous avons souvent énormément de possibilités, pour chaque restaurant, achat, recherche internet… chercher le meilleur à travers les multiples avis que nous donnent les outils numériques est extrêmement chronophage et pas toujours utile.

N’hésitez pas aussi à vous fier à votre intuition, à votre envie du moment ou juste à décider vite en vous disant que vous pouvez changer d’avis si ça ne convient pas. Vous y gagnerez en temps et en tranquillité d’esprit !

Se vider l’esprit sur une liste

Les listes de choses à faire peuvent être à la fois source de stress ou source de bien-être. Source de stress quand trop de choses s’y accumulent et y restent. Source de bien-être quand ça permet que ces choses qui tournent dans notre tête pour ne pas les oublier en sortent.

Barrer les éléments fait de sa liste peut aussi être extrêmement satisfaisant.

Le plus efficace serait de faire plusieurs types de listes, des listes courts termes à faire dans la journée ou dans la semaine et des listes long terme, pour quand on a du temps de l’énergie et de la motivation ! Si certaines choses à faire impliquent une décision, vous pouvez les souligner en couleur ou vous mettre une deadline de décision. Et si quelque chose traîne énormément c’est sans doute qu’elle sort de votre zone de confort. Peut-être que vous ne savez pas comment faire ? Ou une étape de la réalisation vous embête ? Est-ce vraiment important ? Si non peut-être que ça peut être mis de côté pour un moment où vous serez plus disponible. Si oui est-ce qu’on peut vous aider ?

J’espère que cet article vous aidera à avoir moins de choses qui tournent dans vos têtes et à prendre vite des décisions qui vous correspondent ! Parler, partager ses problèmes, sans demander de l’aide mais juste de l’écoute est aussi un puissant outil de mieux-être.

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